Transcript: épisode 1 Hacene Taibi

Note: transcript généré automatiquement, fourni pour référence

Speaker 0    00:00:01    Bonjour Assen, merci d'avoir accepté mon invitation,

 
Speaker 1    00:00:06    j'avais un couteau sous la gorge, je n'avais pas le choix. 


Speaker 0    00:00:09    C'est un bon début. Donc Hacène Taïbi, si et co-fondateur de Bistrochat. On se connait depuis. Ça fait quoi? Ça fait une dizaine d'années. On s'est rencontrés à Pékin vers 2008. Si je me trompe pas, à l'époque des J.O. Ça me fait super plaisir de t'avoir dans le podcast. Un profil de multi entrepreneurs avec une grosse expérience Chine. On s'est rencontré à Pékin, on est maintenant Hong Kong. Je te propose de commencer par un Helvète. Pitch nous dire donc Bistrochat. C'est ce qui est plus intéressant à discuter en ce moment. Bistrochat. Le pitch choisi 


Speaker 1    00:00:43    Bistrochat de WhatsApp pour les restaurants. En fait, c'est pro-pouvoir. Booké Parashat. Aujourd'hui, on est obligé d'appeler pour la plupart du temps et du coup, je voulais donner. C'est comme si on télécharge WhatsApp et qu'on avait tous les resto de la ville. J'en avais vraiment besoin. En fait, moi, je déteste appeler et donc j'ai envie de dire Est ce que vous avez de la place pour six personnes dans une heure sans avoir à les appeler d'ailleurs souvent y répond pas parce qu'ils sont très occupés dans le restaurant. Et du coup, on a créé la solution. Et finalement, de fil en aiguille, on a créé un super moteur de recherche qui va avec pour trouver le resto où on voit, on voit les ratings, on voit les ratings et les commentaires de ses amis, etc. On a commencé à avoir du feed back des USA et du coup, on s'est adapté. 


Speaker 0    00:01:33    OK, OK, y très clairement, on va revenir plus en détail là dessus dans quelques minutes, mais pour enchaîner, je te propose de m'expliquer qu'est ce qui t'a fait venir en Asie? Parce que c'est ce que tu rêvais d'Asie avant de venir. Parce que tu avais des idées préconçues sur l'Asie. Et quel est l'élément déclencheur? Et éventuellement, quand t'es arrivé ici, tes premières impressions. 
Speaker 1    00:01:52    Alors j'aime bien apprendre les nouvelles langues et plus elles sont difficiles, mieux c'est. Donc j'avais commencé par apprendre le japonais. En fait, j'ai découvert qu'il était plus simple que le chinois. Donc je suis passé au chinois parce que c'est une langue basée sur les idéogrammes et ensuite des lectures. Je me rappelle un premier bouquin qui m'avait passionné. 
Speaker 0    00:02:12    C'était une petite interruption. Donc, on a face à un vrai entrepreneur qui a eu un appel d'un restaurant pour boucler des tables d'un client. Tu nous expliquera tout ça plus tard? Mais non, 
Speaker 1    00:02:22    je suis en support pour les restaurants. Grosso modo, 24 heures sur 24, 7 sur 7. Si il m'appelle, je réponds quelque soit quelque soit ce que je suis en train de faire. 
Speaker 0    00:02:32    OK, je revient donc était en train de nous parler de Pourquoi est ce que t'es venu en Chine? 
Speaker 1    00:02:37    Dit alors, donc je disais c'est les langues. D'abord le chinois, m'intéresser au plus haut point à la culture chinoise. Et après? J'ai lu pas mal de bouquins sur l'histoire de la Chine, sur les aventuriers qui étaient venus en Chine. Je crois que le premier s'appelait le mandarin blanc et après sur Marco, Polo, etc. Et du coup, j'étais vraiment passionné de Chine. J'ai fait des études d'informatique, évidemment, mais après, j'ai fait faire des affaires avec les affaires internationales, donc à Dauphine, avec une option faire des affaires avec l'Asie, avec toujours l'optique de venir travailler en Asie. 
Speaker 0    00:03:10    J'ai fait des études à l'Epita, une école d'informatique complétée par un 
Speaker 1    00:03:15    master à defilms exactement OK 
Speaker 0    00:03:17    pour avoir la double compétence à la fois techniques, mais mieux connaître 
Speaker 1    00:03:21    exactement. En plus, j'étais jeune, je voulais à la fois. J'étais passionné par les affaires internationales, mais aussi je voulais un backup au cas où l'informatique est un problème, que ce soit Bouchardon, Randonnai, ce qui probablement ne se produira jamais. Mais bon, je ne raisonne pas à 39 comme raisonnez à 23 ans. 
Speaker 0    00:03:39    OK, OK, ça marche. Donc après, je poste. On va passer rapidement sur le début de ta carrière. Je travaille pour des ambassades et ça en Autriche et à Pékin. Exactement. 
Speaker 1    00:03:47    Là, j'étais d'abord basé à Vienne et je travaillais pour les ambassades de Vienne, Prague et Bratislava. Donc en informatique, pour aider les utilisateurs à installer les serveurs, les réseaux, etc. Et ensuite, j'ai fait la même chose pour l'ambassade à Pékin et ensuite j'ai démissionné pour monter une première boîte. 
Speaker 0    00:04:08    Là où ça devient vraiment intéressant, t'as monté plusieurs boites. On a fait plusieurs existe vraiment une grosse expertise, à la fois entrepreneur et Chine et Asie. Donc, Guzzi commence à nous raconter SDEM. C'est la première boite que t'as monté, c'est ça. Alors même qu'en 2000 2008 justement, à l'époque, en 
Speaker 1    00:04:24    2008 2009 exactement. Donc, avec deux amis, Charles et Eric, on décide de monter cette boite. Au début, on pensait se lancer dans l'e commerce, mais finalement, on a commencé à nous demander des sites web et de fil en aiguille, on a fini par avoir une agence qui faisait des sites web et du référencement sur Internet. On a eu beaucoup de support des entrepreneurs locaux, notamment français. Donc, ça a bien marché assez rapidement. C'était le bon moment au bon endroit. On avait les bonnes compétences. Donc ça a tout de suite marché et ensuite on a été rejoint par. Eurial, qui est devenu aussi partenaire dans la société, qui nous a aidés à ce qu'elle est, la société, peut l'emmener un peu plus loin. On a pu ouvrir plus tard à Shanghaï, à Moscou, des filiales 
Speaker 0    00:05:13    de Cardot Petit-Port, déjà de référencement, donc en Chine. À l'époque, on est sûr du référencement. On sait que l'écosystème en Chine, c'est essentiellement Bridou. Il existait peut être encore à l'époque où c'était la fin de Google. Donc référencement spécialisé Chine spécialisés 
Speaker 1    00:05:27    au début, spécialisés Chine et spécialisée Russie. Puisque Yandex sépareraient fait, ça nous permettait d'être le relais de plein de boites en Europe qui avaient des contrats, mais qui ne n'avaient pas référencés en Chine ou en Russie et donc ont récupéré. Ces contrats ont aidé des marques à s'installer en Chine, à se développer sur le marché chinois. Donc, on a vraiment développé une expertise sur Bidouilles, Yandex 
Speaker 0    00:05:52    et des sites Web, des sites e-commerce, 
Speaker 1    00:05:54    beaucoup de sites e-commerce. Parce qu'évidemment, quand on est spécialiste référencement et on fait du développement de site, le plus intéressant, c'est de développer des sites adaptés pour le référencement, pour l'e commerce. 
Speaker 0    00:06:04    On parle plutôt de quelle techno? À l'époque, 
Speaker 1    00:06:06    on utilisait beaucoup de Drupal et Symphonie est très PHP et un peu de Magento et PrestaShop et un peu d'autres CMS ou Framework. Mais les deux, les deux principaux utilisés, c'était Drupal et Symfony. 
Speaker 0    00:06:20    Sur un marché où donc les grosses marketplaces, les thymol JD qui ont pris un peu tous les commerces chinois, alors 
Speaker 1    00:06:26    à l'époque, Google, ce n'était pas très grand, voire 
Speaker 0    00:06:29    n'existaient pas encore aujourd'hui. Aujourd'hui, moi, je travaille avec pas mal de marques qui ont des activités e-commerce sur la Chine et les chiffres quebra qu'on me rapporte. Mais pour des grosses marques, c'est cinq à dix pourcent de leur business qui est généré, de leur business commerce qui est généré par leur. Le site Branded, comme les market place son prix tout le marché a connu a connu une Chine, un internet chinois qui était moins mature et qui était différent, 
Speaker 1    00:06:51    pas exactement beaucoup moins mature. C'était surtout Taobao, donc, et il n'y avait pas thymol dit s'appeler 360. C'était quand même assez assez mature dans la livraison, la logistique, parce qu'il y avait déjà des choses où on était en avance par rapport à l'Europe, par exemple, où on pouvait acheter à commander à 17 heures le soir et recevoir le colis le lendemain matin à 10 heures et payer au moins 50% des transactions et des cashman délivrés. En fait, les boites de logistique s'étaient adaptées pour récupérer le cash parce qu'ils n'avaient pas les cartes bleues. Et donc, il y avait tout un écosystème de commerce très développé avec zéro carte bleue. 
Speaker 0    00:07:29    Est ce que ce qui est encore le cas sur des pays comme les Philippines, par exemple, les Philippines, c'est encore beaucoup du cash on delivery, donc. OK, c'est un signe de maturité comme maintenant. La Chine est en train de devenir le premier pays à les qu'Ashley. 
Speaker 1    00:07:41    On a exactement Chaath, qui était à l'époque sur le cash. Il était derrière. Maintenant, ils sont loin devant. Donc la transition s'est faite en 10 ans et c'est assez incroyable 
Speaker 0    00:07:55    en terme de en termes de stats. Vous êtes monté combien de personnes? Le recrutement en Chine va commencer? C'est fou comme comment les garder gros, ils amati. 
Speaker 1    00:08:04    Il a fallu tout apprendre. Donc là, on a fait à peu près toutes les erreurs possibles. J'ai mal recruté. Mal formés, mal encadrés. On a commencé seul et au fur et à mesure des projets qui rentraient. On a continué à faire. On a commencé à recruter, apprendre à manager des Chinois et à travailler avec des Chinois. Ça, ça ne se fait pas en un jour. Ça a demandé un peu de temps et de l'adaptation, mais ça s'est fait. Maintenant, c'est presque ma spécialité de 
Speaker 0    00:08:34    savoir a un côté choc culturel. Tu connaissais déjà la Chine, mais alors comment s'est passé l'apprentissage pour bosser des Chinois? Manager des Chinois? 
Speaker 1    00:08:41    Alors le choc culturel? Directement avec mon premier employé, puisque je lui ai demandé de faire une tâche, un design pour un site web, etc. Meeting, je lui ai expliqué, etc. Pas de problème, on débat, on est lundi et donc on travaille. Face à face, on est codé dans la boite. Donc toute la semaine, il vient. Je viens, on travaille. Pas de problème. Jeudi ou vendredi, je vous demande de montrer où est ce qu'il en est. Et là, il m'explique. Il n'avait pas très bien compris la tâche. Et donc, voilà. Donc ça faisait 3 ou 4 jours qu'on était assis en face, qu'il n'osait pas me demander me dire qu'il n'avait pas compris et que oui, il avait. Il se mettait la pression en se disant si je demande, ça montre que je suis pas bon, qu'il a dû mal dormir. 
Speaker 0    00:09:31    En plus de ça, c'est un truc. Après quelques années en Chine, on finit par développer des antennes. Quoi exactement? Poser une question pour vérifier que l'interlocuteur a bien compris. 
Speaker 1    00:09:39    Exactement. Donc, on a au début. Après, on développe un process un peu automatique, manager ce process là automatique. Mais la première fois, ça m'a fait vraiment bizarre. Ça m'a poussé à me remettre pas mal en question. Et donc après, on est reparti à zéro et il fallait que j'apprenne tout. 
Speaker 0    00:09:59    OK. Des levées de fonds étaient autofinancées afin d'assister aux courriels d'un fonds d'investissement. 
Speaker 1    00:10:07    C'était ma partenaire avec une personne, un prénom grec et française, 
Speaker 0    00:10:14    un fonds d'investissement. 
Speaker 1    00:10:15    C'est par un fonds d'investissement. J'espère qu'elle écoutera ce podcast maintenant. C'était en depuis le départ. Donc, en gros, ce qu'on allait faire, on a vraiment pas d'argent. Alors on a vraiment. Aucun des 3 du départ n'avait de sous de côté. Donc ce qu'on a fait, c'est que je bossais et chacun de mes deux partenaires du début m'a donné un tiers de leur salaire. Donc voilà, ça faisait que j'avais deux tiers et j'ai gardé deux tiers. Donc, on était à peu près tous pareils et très vite. En fait, j'avais fait rentrer assez de chiffre d'affaires pour pour que je puisse me payer et après pour pouvoir recruter. Dès le début, on s'est mis d'accord pendant plusieurs mois, il me paye et en fait, je ne sais plus si on s'était mis d'accord sur 6 mois ou un an, mais finalement, ou de 3 ou 4 mois, il n'y en avait plus besoin. 
Speaker 0    00:11:03    Donc, quand vous avez totalement bootstrap le truc exactement, vous êtes resté propriétaire de la boite jusqu'à jusqu'à la revente. 
Speaker 1    00:11:10    Je ne dormais pas. J'étais obnubilé par le chiffre d'affaires. Je pensais que vente, vente, vente, argent, faire rentrer, faire vivre cette boite, c'était très, très prenant. Aujourd'hui, j'ai beaucoup plus de recul quand je gère des entreprises où je monte une boite. Mais ouais, au début, c'était très, très stressant. 
Speaker 0    00:11:30    Et donc, vous avez revendu 
Speaker 1    00:11:33    quelques années plus tard, après avoir ouvert plusieurs bureaux et avoir grossi. On a parlé avec plusieurs interlocuteurs, on avait plusieurs acheteurs potentiels et ça a été racheté par Altima, qui était la dernière boite avec qui on a commencé à discuter. En fait, alors qu'on était en train de plus ou moins closier, le deal avec une ou deux autres boites, c'est eux qui ont acheté. Parce qu'en fait, ils aurait été le plus vite. Il aurait été plus rapide à nous faire une proposition pour la d'utiles. Pour tout d'accord, 
Speaker 0    00:12:02    Altima qui après s'est fait racheter, 
Speaker 1    00:12:04    c'est exactement Altima, s'est fait racheté par Accentuerait, encore actif il y a pas longtemps. 
Speaker 0    00:12:08    Un peu fort n'existe avec accentueront de manière indirecte. 
Speaker 1    00:12:12    Enfin, c'est eux qui ont fait un existes avec exemption. Moi, j'ai fait acheté, ils m'ont racheté, ils ont fait une bonne affaire là dessus et après, ils ont revendu le paquet. Ils ont racheté plusieurs boites d'ailleurs, pas que la nôtre, plusieurs endroits et donc ils ont packagée tout ça. 
Speaker 0    00:12:28    Et on a déjà eu une première boite d'avoir un succès comme ça, puis d'arriver à la revendre. 
Speaker 1    00:12:34    C'est top et surtout, ça existe encore aujourd'hui et ça va continuer à croître après notre départ. Donc c'est super 
Speaker 0    00:12:41    et c'est quelque chose que tu avais en tête de revendre? 
Speaker 1    00:12:44    Oui, tout à fait. Oui, on avait en tête de revendre depuis le départ, donc on avait une stratégie qui était toujours, qui avait toujours le même titre en début d'année, qui s'appelait ça cash ou ça crash, donc. Et après, il fallait qu'on mette en dessous ce que ça voulait dire et ça cash ou ça crache. Ça voulait dire qu'on ne prenait pas d'argent en réinvesti tout dans la croissance. Donc on vivait avec le salaire vraiment minimal. Et voilà, on avait zéro à coté et chaque sou, à chaque fois qu'on pouvait embaucher quelqu'un, ouvrir un bureau, acheter quelque chose, on le faisait. 
Speaker 0    00:13:20    Donc c'est eux qui t'ont contacté. Comment s'est initié? 
Speaker 1    00:13:23    C'est eux qui m'ont contacté 
Speaker 0    00:13:24    parce que total, une démarche, non. Il a quand même essayé d'ouvrir des portes pour commencer. 
Speaker 1    00:13:29    Alors moi, j'étais déjà en pourparlers avec plusieurs entreprises et je ne les connaissais pas. Mais quand c'est l'heure, il avait quelqu'un à Shanghaï qui était basé à Shanghaï, qui avait pour mission de développer le marché et ou de racheter une boite et qui s'est insérée dans la communauté tech de Shanghaï. Et du coup, quelqu'un nous a présenté. 

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